jeudi 9 mai 2019

DROIT VOISIN : Des inquiétudes sur le texte demeurent

Droit voisin au profit des agences et éditeurs de presse

Michel Larive défend la position du groupe parlementaire de la France Insoumise dans l'hémicycle au sujet de la proposition de loi visant à créer un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse. 
 "Nous avons deux inquiétudes qui n’ont pas été levées lors des débats au Sénat ou en commission. Ces inquiétudes ont même été augmentées après le vote de cette directive européenne : 
- La première concerne la part de la rémunération qui reviendra aux journalistes, que nous voulons importante et assurée. 
- La deuxième concerne le pouvoir de sélection des informations donné aux plateformes, que nous souhaitons limité et face auquel nous voulons poser des garde-fous. (...) La majorité présidentielle se targue de mener une lutte sans merci contre les GAFA. 
Or, que ce soit d'un point de vue fiscal ou d'indépendance des médias vis à vis des plateformes, notamment en ligne, le compte n'y est pas. 
Si ce texte devait rester en l’état, le groupe de la France insoumise voterait contre cette proposition de loi."


jeudi 12 janvier 2017

RAISR: Rapid and Accurate Image Super-Resolution


With “RAISR: Rapid and Accurate Image Super-Resolution”, We (Google Research) introduce a technique that incorporates machine learning in order to produce high-quality versions of low-resolution images. RAISR produces results that are comparable to or better than the currently available super-resolution methods, and does so roughly 10 to 100 times faster, allowing it to be run on a typical mobile device in real-time. Furthermore, our technique is able to avoid recreating the aliasing artifacts that may exist in the lower resolution image.

 

Upsampling, the process of producing an image of larger size with significantly more pixels and higher image quality from a low quality image, has been around for quite a while. Well-known approaches to upsampling are linear methods which fill in new pixel values using simple, and fixed, combinations of the nearby existing pixel values. These methods are fast because they are fixed linear filters (a constant convolution kernel applied uniformly across the image). But what makes these upsampling methods fast, also makes them ineffective in bringing out vivid details in the higher resolution results.


You can see examples and read more about the technique on the Google Research Blog 
 

To go further read this paper (PDF) by Yaniv Romano, John Isidoro, and Peyman Milanfar
Abstract
Given an image, we wish to produce an image of larger size with significantly more pixels and higher image quality. This is generally known as the Single Image Super-Resolution (SISR) problem. The idea is that with sufficient training data (corresponding pairs of low and high resolution images) we can learn set of filters (i.e. a mapping) that when applied to given image that is not in the training set, will produce a higher resolution version of it, where the learning is preferably low complexity. In our proposed approach, the run-time is more than one to two orders of magnitude faster than the best competing methods currently available, while producing results comparable or better than state-of-the-art.
A closely related topic is image sharpening and contrast enhancement, i.e., improving the visual quality of a blurry image by amplifying the underlying details (a wide range of frequencies). Our approach additionally includes an extremely efficient way to produce an image that is significantly sharper than the input blurry one, without introducing artifacts such as halos and noise amplification. We illustrate how this effective sharpening algorithm, in addition to being of independent interest, can be used as a pre-processing step to induce the learning of more effective upscaling filters with built-in sharpening and contrast enhancement effect. 

See also the lastest Google information about this topic

Saving you bandwidth through machine learning

 


 

dimanche 3 juillet 2016

How to use the new Google Sites


Here we review the top publishing features and functionality of the new Google Sites. To be part of the Early Adopter Program, please go to the Google for Work Official Blog to find details on how to sign up. http://googleforwork.blogspot.com/

The new Google Sites

Collaboratively build team sites with content from across your enterprise that are beautiful and functional on every screen, from desktop to smartphone.
Try it out by applying for the Early Access Program

https://apps.google.com/index__siteseap.html
  

Google a reconstruit Google Sites

Une nouvelle expérience de conception drag-and-drop intuitive prend en charge la collaboration en temps réel par plusieurs éditeurs, comme dans Gdocs, et offre un accès facile à tous vos contenus de Calendrier, Docs, Drive, cartes et plus encore.
 
Les nouveaux sites comprennent également des thèmes et des dispositions responsiv design, de sorte qu’ils soient aussi utiles lorsque vous y accédez avec un écran de 30 pouces à votre bureau ou votre smartphone sur votre trajet.

Pour tester ce nouveau Gsite (fin juin 2016), Google a lancé un programme d’Early Adopter. Si vous êtes l’administrateur d’une société qui fonctionne sur Google Apps for Work vous pouvez exprimer votre intérêt pour le programme adopteur précoce Google Sites.
Lien (contenu en anglais)
https://apps.google.com/index__siteseap.html



jeudi 16 juin 2016

Adoption du rapport "L’accompagnement vers et dans l’emploi"


Le Conseil d’orientation pour l’emploi a adopté un rapport sur l’accompagnement vers et dans l’emploi.


Alors que l’offre d’accompagnement des actifs, en emploi ou non, est abondante et diverse, le Conseil a voulu répondre aux questions suivantes : 

  • quelle est la nature et l’intensité des besoins d’accompagnement ? 
  • quelles sont les bonnes pratiques pour favoriser le retour à l’emploi ou un meilleur positionnement sur le marché du travail ?
  •  quelles orientations devraient être mises en œuvre pour renforcer la pertinence, la qualité et l’efficacité de l’accompagnement ?
Les discussions au sein du Conseil se sont tenues sur la base d’un important programme d’auditions de spécialistes de l’accompagnement et de chercheurs, français et étrangers, ainsi que sur une revue des évaluations, françaises et internationales, de dispositifs d’accompagnement.

Accompagner, pourquoi ?

Accompagner signifie « être avec », « aller vers ». C’est guider, appuyer, soutenir, aider.*1 « Il ne s’agit pas d’imposer une façon d’agir aux personnes accompagnées, mais plutôt de leur donner, de manière personnalisée, appui et conseils dans la construction et la gestion de leur parcours. Et cela, compte tenu de leurs aspirations, de leurs compétences et de la situation et des perspectives du marché du travail pertinent pour elles » explique Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil.


Dans son rapport, le Conseil éclaire le besoin d’accompagnement au regard des mutations actuelles du marché du travail, marqué par des transitions de plus en plus nombreuses, des passages plus fréquents entre emploi et chômage mais aussi entre différents statuts d’emploi, et l’accélération du renouvellement des besoins en compétences. L’évolution des aspirations des actifs va dans le même sens : ils souhaitent, dans une proportion significative, changer d’emploi, selon les cas pour augmenter leurs revenus, trouver un emploi plus intéressant ou une situation plus stable. Cela implique une gestion proactive, la préparation de mobilités et donc une demande d’accompagnement. « Et cela même si toute le monde n’a pas besoin d’être accompagné ni a fortiori être accompagné tout le temps », précise Marie-Claire Carrère-Gée.

L’efficacité à l’épreuve de l’évaluation

L’accompagnement a pour objectifs de permettre aux personnes de rechercher et d’avoir un emploi - le meilleur emploi -, plus rapidement et plus efficacement, et de mieux se positionner sur le marché du travail. Au niveau global, on peut théoriquement en attendre un meilleur appariement et donc un marché du travail qui fonctionne mieux, avec des conséquences positives sur la croissance et la productivité ; l’accompagnement peut aussi avoir pour effet de redistribuer les opportunités d’accès à l’emploi, avec de possibles conséquences négatives pour celles et ceux qui ne sont pas ou qui sont moins accompagnés.
De nombreux travaux ont étudié l’efficacité des différents types d’accompagnement. Il apparaît d’abord que, « parmi les politiques actives du marché du travail, l’accompagnement constitue une méthode relativement peu coûteuse au regard des résultats obtenus », souligne Marie-Claire Carrère-Gée.



Les travaux d’évaluation disponibles montrent ainsi que :

  • les entretiens de suivi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi ont un effet globalement positif sur le retour à l’emploi, plus mitigé pour les personnes vulnérables s’ils ne sont pas convenablement calibrés ;
  •  les contrôles et sanctions peuvent avoir lorsqu’ils sont crédibles un effet positif sur le retour à l’emploi, avec cependant un effet potentiellement négatif sur la qualité de l’emploi retrouvé ;
  •  les programmes d’accompagnement renforcé ciblés sont généralement efficaces sur le retour à l’emploi et la qualité des emplois, à condition d’être complets dans leur conception et intensifs dans leur mise en œuvre.

Parmi les paramètres dont dépend l’efficacité de l’accompagnement, on retiendra notamment :

  • l’intérêt d’un accompagnement précoce et régulier ;
  • une articulation souple et personnalisée des différentes modalités et prestations d’accompagnement ;
  • la connaissance par le conseiller des entreprises du territoire ;
  • une démarche collaborative de la part des conseillers avec les demandeurs d’emploi accompagnés ;
  • la diffusion d’informations sur le marché du travail, notamment via les outils numériques, qui réduit les délais de retour à l’emploi.


Le paysage actuel de l’accompagnement

Le rapport montre que la notion d’accompagnement a d’abord été mobilisée dans le champ social. Elle s’est ensuite étendue à l’appui aux demandeurs d’emploi et vise désormais l’ensemble des actifs pour la gestion de leurs parcours professionnel. De là résultent une offre plurielle et des conceptions de l’accompagnement variées selon les acteurs.

« Le paysage des acteurs de l’accompagnement est dispersé, voire éclaté, explique Marie-Claire Carrère-Gée. C’est bien, parce que l’offre est riche et souvent spécialisée. Mais cela rend plus difficile de s’assurer de la bonne circulation de l’information, de la qualité de l’offre, et de l’accès effectif des personnes au service qui sera le meilleur pour eux au moment où ils en ont besoin. »

Les évolutions en cours

Le rapport du Conseil montre que la professionnalisation des accompagnants est relativement hétérogène. Il n’existe pas de « profil type » du professionnel de l’accompagnement. La professionnalisation progresse, mais elle n’est pas achevée. L’offre de formation spécialisée reste modeste, la place de la formation continue est prépondérante. La professionnalisation passe désormais aussi par l’appropriation des outils numériques et de nouvelles pratiques comme le travail collaboratif. Une tendance à la labellisation et à la certification des structures se dessine, dans le cadre de démarches « qualité ».

Par ailleurs, l’accompagnement tend à devenir plus personnalisé et cherche à intégrer les freins périphériques au retour à l’emploi. Des formes d’accompagnement adaptées aux besoins de certaines catégories de demandeurs d’emploi, les jeunes par exemple, se développent. Les pratiques d’externalisation évoluent. Des initiatives de la société civile contribuent à diversifier et à renouveler l’offre.

La dimension d’accompagnement dans l’emploi se renforce, qu’il s’agisse de consolider l’insertion des demandeurs d’emploi ou d’aider les personnes en emploi dans leur transition, dans une logique d’anticipation et de sécurisation. Le numérique bouleverse ce paysage déjà complexe.
« L’irruption du numérique change la donne, tant pour le service public de l’emploi et les acteurs de l’accompagnement que pour les personnes en emploi, comme nous l’avions souligné dans notre rapport consacré à l’impact d’internet sur le marché du travail », souligne Marie-Claire Carrère-Gée.

 
Dix priorités

« Réduire fortement et durablement le chômage passe d’abord par une accélération du rythme de création d’emplois. Mais l’accompagnement peut avoir des effets positifs, tant pour le retour à l’emploi des personnes concernées que pour le fonctionnement global du marché du travail » observe Marie-Claire Carrère-Gée.

Le Conseil a identifié dix priorités constituant autant de lignes directrices pour s’assurer de la pertinence et de la qualité de l’accompagnement mis en œuvre pour la recherche d’emploi et la gestion des parcours professionnels :

  1. tous les actifs doivent être mieux sensibilisés aux enjeux liés à la gestion de leur parcours professionnel ;
  2. l’offre d’accompagnement doit s’adapter aux besoins et aux aspirations des personnes ;
  3. l’accompagnement doit se fonder sur une connaissance fine et renforcée du marché du travail et de ses perspectives d’évolution, ainsi que sur l’évaluation objective des compétences et aptitudes de la personne ;
  4. l’offre d’accompagnement doit être mieux connue et plus lisible ;
  5. les logiques d’accompagnement, encore largement fondées sur des approches par statut d’activité ou par prestation, doivent mieux prendre en compte la diversité des parcours et des aspirations des actifs ;
  6. la professionnalisation de la fonction d’accompagnement doit se poursuivre ;
  7. les conséquences de la transformation numérique doivent être mieux intégrées dans l’offre d’accompagnement ;
  8. les pratiques d’accompagnement doivent mieux prendre en compte les résultats des travaux d’évaluation scientifique et les retours d’expérience ;
  9. l’expérimentation sociale doit être encouragée ;
  10. la culture de l’évaluation et du suivi de la performance doit être généralisée.
 

*1 Balzani B., Béraud M., Boulayoune A., Divay S., Eydoux A. et Gouzien A. (2008), L’accompagnement vers l’emploi. Acteurs,pratiques, dynamiques, Rapport final pour la Dares, ministère de l’Emploi.

Source : http://www.coe.gouv.fr/Detail-Nouveaute.html?id_article=1320





Complément

La notion d’accompagnement 


 


La notion d’accompagnement est de plus en plus souvent mobilisée dans le domaine de l’emploi pour qualifier l’action d’institutions, organismes ou professionnels, du secteur public, mais aussi du secteur privé ou associatif.

Cette place désormais centrale dans le domaine de l’emploi ne doit pas masquer le fait qu’il s’agit d’une notion relativement récente, pour laquelle il n’existe pas de définition partagée et qui renvoie dans les faits à une pluralité de conceptions et de pratiques, pour beaucoup non évaluées.



La notion d’accompagnement est apparue dans les années 1970 dans le champ de l’action sociale. Elle a investi l’ensemble des politiques sociales, avec par exemple le secteur du logement ou la politique pour les personnes en situation de handicap, fait intervenir un grand nombre de professionnels au‐delà des seuls travailleurs sociaux et ne s’adresse plus seulement aux catégories de population en situation de précarité.



L’extension de la notion d’accompagnement au domaine de l’emploi est intervenue dans les années 1980. Avec l’installation d’un chômage de masse, la question du placement des demandeurs d’emploi s’est en effet imposée, aussi, comme une question sociale.

Appliquée au domaine de l’emploi, la notion d’accompagnement s’est peu à peu éloignée de sa signification d’origine pour tendre à se confondre de plus en plus avec les politiques publiques de lutte contre le chômage.



Cette notion a alors pu être utilisée, sans que cela soit pleinement pensé et clarifié, de façon indifférenciée pour désigner de manière générale la prise en charge des parcours des chômeurs, ou d’actions spécifiques de suivi des personnes en recherche d’emploi.



L’application qui en est faite au sein même du domaine de l’emploi s’élargit une nouvelle fois aujourd’hui.

Alors que les personnes étaient auparavant accompagnées pour la seule étape de la recherche d’emploi (on parlait dans les années 1970 de prospecteur placier), l’accompagnement porte désormais de plus en plus sur l’ensemble du projet professionnel, depuis le diagnostic de la situation de la personne et l’orientation et l’information sur le marché du travail jusqu’à un accompagnement dans l’emploi.



De cette histoire et de cette extension du champ de l’accompagnement résultent des frontières incertaines comme des conceptions différentes de l’accompagnement, plus ou moins harmonisées entre des acteurs très différents – service public de l’emploi dans ses différentes composantes, associations, organismes d’insertion, secteur de l’insertion par l’activité économique, entreprises privées, professionnels du coaching, etc.


Source : Rapport "L’accompagnement vers et dans l’emploi" – COE - Juin 2016

English Update added on 2016, 28th september

Back-to-work and on-the-job support - Excecutive summary


In France as in other European countries, the concept of support is playing an increasingly important role in employment and insertion policies. Nevertheless, it is still a new notion, with no generally agreed definition of what constitutes support, which is currently used to refer to a wide range of concepts and practices.


The Conseil d’orientation pour l’emploi (Employment Advisory Council, COE) has sought to analyse in greater detail the need for support and the available offer and to identify key issues for workers, institutions and public policy. This analysis has been based on a review of professional practices and the available literature evaluating their success.


The report identifies ten priorities that can be used as guidelines to ensure support in job seeking and career management is both relevant and high quality.

The current state and likely outlook for the job market points to a need for support services for the whole labour force, whether employed or not
 
The concept of back-to-work and on-the-job support has developed against a background of rapid short-term and structural change in the job market: faster and more diverse career changes; increased risk of unemployment, particularly long-term unemployment; a succession of short-term contracts with a trend toward ever-shorter fixed-term contracts; and alternating phases of employment and joblessness. All of this is in a context of changing models of employment and careers and a demand for new skills in the job market.

These transformations have been accompanied by changes in workers' aspirations and behaviour. More and more people are looking to change jobs to boost their income or to find a more rewarding and stable situation. This requires proactive management, preparation for mobility and, therefore, often a need for support. But the intensity and type of expectations in this area vary widely.

Employment support: intended effects and actual impact
 
Intended effects
 
Support is about providing people with the advice, tools and resources they need at the right time in light of their individual circumstances. It is intended to help them find a job – the best possible job – or improve their standing in the job market faster and more effectively than they would otherwise manage alone.

Theoretically, support can help people get back to work in a range of ways. It can stimulate effort and improve the effectiveness of job seeking through better knowledge of the job market and more objective skills assessments.

In theory, a better match between workers and jobs means a better functioning labour market, with positive consequences for productivity and employment. Assuming a fixed number of jobs in the economy, supporting certain categories of job seekers can be seen as a way of redistributing employment opportunities and consequently disadvantaging those who do not benefit from support. Such so-called general equilibrium effects can correspondingly reduce the overall effectiveness of the programme.


Source : Back-to-work and on-the-job support - Excecutive summary
http://www.coe.gouv.fr/Detail-Publication.html?id_article=1336